Chaque année, du 25 novembre au 6 décembre, des communautés partout au Canada et dans le monde soulignent les 10 jours d’action contre la violence faite aux femmes. Au Québec, ce sont plutôt 12 jours, qui se terminent le 6 décembre, date qui marque l’anniversaire de la tuerie de Polytechnique de 1989 à Montréal, où 14 jeunes femmes ont été tuées dans un acte de violence fondée sur le genre. Des décennies plus tard, cette journée fait encore profondément mal. Elle nous rappelle non seulement les vies volées, mais aussi le travail qu’il nous reste à accomplir.
Les 14, ce sont les 14 jeunes femmes ambitieuses qui ont été assassinées lors de la tuerie de l’École Polytechnique de Montréal pour la simple raison qu’elles étaient des femmes.
12 jours par année, le Québec commémore leur mémoire. L’Entre-Deux aide les femmes à vivre avec les conséquences psychologiques et psychiques de la violence 365 jours par année.
🤍 Geneviève Bergeron, 21 ans
🤍 Hélène Colgan, 23 ans
🤍 Nathalie Croteau, 23 ans
🤍 Barbara Daigneault, 22 ans
🤍 Anne-Marie Edward, 21 ans
🤍 Maud Haviernick, 29 ans
🤍 Barbara Klucznik-Widajewicz, 31 ans
🤍 Maryse Laganière, 25 ans
🤍 Maryse Leclair, 23 ans
🤍 Anne-Marie Lemay, 22 ans
🤍 Sonia Pelletier, 28 ans
🤍 Michèle Richard, 21 ans
🤍 Annie St-Arneault, 23 ans
🤍 Annie Turcotte, 20 ans
La tuerie de la Polytechnique est l’un des exemples les plus clairs et les plus douloureux de ce que peut engendrer la misogynie. Le 6 décembre, nous honorons les 14 femmes dont l’avenir a été arraché. Nous nous souvenons de leurs noms, de leurs rêves et des communautés qui les aimaient.
Leur héritage ne se trouve pas seulement dans les livres d’histoire ou les cérémonies officielles. Il vit dans chaque effort que nous déployons pour bâtir un monde où les femmes et les filles peuvent vivre sans peur. Chaque politique changée, chaque conversation amorcée, chaque personne qui prend la parole au lieu de rester silencieuse fait partie de cet héritage.
Les 12 jours d’action visent à mettre en lumière la violence faite aux femmes et à dire, collectivement : « La violence genrée, c’est inacceptable. »
Mais aussi se rappeler que la violence faite aux femmes, ça peut aussi être « invisible ».
Au cours de ces journées, nous parlons des nombreuses formes que cette violence peut prendre :
La cicatrice laissée par la tuerie du 6 décembre 1989 est toujours bien présente. Moins apparente, on vous l’accorde, mais elle dérange encore, surtout lorsque d’autres situations où la misogynie, parfois cachée, refait surface.
Quand on :
… nous transformons la douleur en changement.
Les 12 jours d’action ne sont pas qu’une campagne annuelle. C’est un rappel que chaque choix, chaque conversation, chaque moment de courage comptent.
Si ces conversations sont inconfortables, c’est normal. L’inconfort est souvent là où commence la croissance. Et pas besoin de changer le monde d’un seul coup. Posons simplement des gestes qui entraineront de réels changements.